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Pierre Ier de Dreux – Ier Duc Capétien de Bretagne de 1213 à 1237

Posté par LPBSM le 23 septembre 2016

Bonjour,

 

Attention !  La lecture de cet article est particulièrement pénible … j’aurais presque dû dire rebutante pour certains lecteurs ; mais, si je ne vous donne pas les clefs qui vont vous permettre de comprendre l’intrication du jeu des héritages, il me sera difficile de vous expliquer, ensuite, les motivations de chacun des protagonistes en ce tout début du XIII ème siècle .  Donc, même s’il est difficile à lire, en retenant toutes les interférences de chaque « grandes familles »,  il est nécessaire pour bien comprendre la suite .   Désolé …. !

 

vue d'ensemble 01

Ici, le château de Suscinio tel qu’il était au XVème siècle ; le manoir fortifié construit par Pierre Ier  est presque totalement détruit aujourd’hui .   Pour plus de précisions sur le château :

http://lepetitsaintmartin.unblog.fr/2014/07/16/le-xiiieme-siecle-en-vancances/

Vous avez certainement lu sur d’autres sites que les grands barons bretons élisaient leur Duc ; cette simple phrase pose déjà un problème .

Si on s’en réfère à l’instauration de la hiérarchie nobiliaire (hiérarchie qui changera très peu en 500 ans d’existence) :

La hiérarchie de la noblesse

  • Prince
  • Duc
  • Marquis
  • Comte
  • Vicomte
  • Baron
  • Chevalier
  • Ecuyer

 Et qui est directement issue de l’impossibilité d’assurer la sécurité dans un empire aussi important que l’était celui de Charlemagne ; le système féodal va se mettre peu à peu en place afin d’assurer une organisation administrative locale sous la responsabilité d’un vassal pour permettre au commerce de refleurir et de décentraliser le pouvoir sur des territoires ingérables par le système centralisateur représenté par l’empereur .

Les routes étaient redevenues fréquentables mais il était quand même risqué de s’aventurer dans les forêts où régnaient les détrousseurs de voyageurs .  

 Les Comtes (gérant un comté comportant souvent plusieurs forteresses) déléguaient donc leur pouvoirs à des baillistres qui ne géraient théoriquement une ville que durant la durée du bail (une sorte de CDD) ; cependant dans les campagnes (qui étaient de moindre importances sur le plan financier, sauf pour les récoltes) des vassaux (Vicomte et barons) géraient pour le compte du Comte ce qui lui permettait d’assurer son train de vie et surtout l’approvisionnement des villes afin d’éviter les révoltes .

Mais alors pourquoi lisez vous « les grands barons » ?

Tout simplement parce qu’au début du XIIIème siècle, tous ceux qui ont un petit pouvoir se font appeler indifféremment « Sire », « Monseigneur », « votre principauté » (évoquant le titre de prince), etc … et on appelle « les grands barons » ceux qui se réunissent pour élire le duc de Bretagne tout simplement parce que certains barons sont plus riches, financièrement parlant, que leur théorique hiérarque ne pensant plus qu’à la chasse plutôt qu’au remplissage des caisses du Comté .

Mais qui est Pierre de Dreux et d’où vient-il ?

Louis VI le gros (Louis VI, dit « le Gros » ou « le Batailleur », né le 1er décembre 1081 à Paris et mort le 1er août 1137 au château de Béhtisy-Saint-Pierre .   Il est devenu roi des Francs de juillet 1108 jusqu’au mois d’août 1137 (5ème roi de la dynastie des Capétiens directs) .  

Comme il séjournait souvent à Dreux, il accorda vers 1136 les immunités et privilèges dits droits de commune à Dreux et il donna à l’un de ses fils le comté de Dreux .  Ce fut la longue lignée des comtes de Dreux qui pour certains participèrent aux Croisades .  Robert II de Dreux combattit auprès de Philippe Auguste à la Bataille de Bouvines qui chassa pour une centaine d’années les Anglais de France .

Acendance de Pierre Ier 01

Pierre de Dreux est donc le fils de Robert II « Le jeune » et est élevé (ce qui est très rare) à la cour de Philippe Auguste (1180-1223) avec le fils du roi, Louis, qui deviendra Louis VIII .  Son frère aîné Robert (qui deviendra Robert III de Dreux) est élevé également à la cour du roi mais Pierre (comme tout cadet) est destiné à la « prêtrise » (en général c’était plus au titre d’évêque qu’ils étaient destinés et les cadets des « grandes familles » essayaient de prendre leur revanche sur leurs aînés en leur imposant des contraintes moralisatrices dès qu’ils le pouvaient) .

Pierre, en tant que cadet destiné à l’Eglise était donc exclu du titre et dut croiser son blason lorsque Philippe Auguste lui offrit la possibilité, inespérée dans sa position, de devenir « duc de Bretagne » en le mariant à une enfant de 11 ans (il en a 26 à l’époque …) et il appose l’hermine sur le blason des « DREUX » (il le croise) parce qu’elle était le symbole de l’évêque ou de la future destinée qu’on lui imposait .

En armant Pierre de Dreux chevalier dès la pentecôte 1209, dans le castrum de Compiègne  le 17 mai 1209 (ainsi que son propre fils et d’autres jeunes seigneurs dont le frère aîné de Pierre : Robert) (*1), alors que cette même année un accord est conclu entre Guy de THOUARS Comte de Poher et le Comte Alain Ier d’Avaugour pour fiancer leurs héritiers respectifs (Alix de Thouars et Henri II d’Avaugour) sous l’égide de Philippe Auguste, on ne peux pas imaginer que les futurs desseins de Phillippe soit de ne pas déjà penser à se débarrasser de la menace bretonne en y plaçant un homme « lige » (« lige » signifiant « à sa botte ») .

(*1)  Le 17 mai 1209, à Compiègne, Philippe Auguste adouba son fils, le prince Louis, futur Louis VIII, mais aussi Robert et Pierre de Dreux, avec une centaine d’autres nobles (J. LEVRON, Pierre Mauclerc, Paris, 1935 et G. SIVERY, Louis VIII, 1995, p. 80 ; Guillaume LE BRETON, op. cit., p. 82 ; Chroniques de Saint-Bertin, dans R.H.F., t. XVII, p. 82 ; C. PETIT-DUTALLIS, Etude sur la vie et le règne de Louis VIII , Paris, 1894, p. 11-12 ) .

A posteriori, il pourrait sembler évident que Philippe Auguste ayant misé, en fin stratège politique, sur la mort et l’incapacité à répondre du prétendant Henri II d’Avaugour qui n’a que 7 ans lors de la mort de son père, et avait prévu,  dès 1209, ce qui se passera le 27 janvier 1213 quand il fiancera Pierre de Dreux à Alix de Thouars même si ce mariage n’aura lieu qu’en début 1214 ; mais je ne pense pas qu’il ait pu prévoir tout cela à cette époque ; il n’a fait que de s’adapter aux circonstances .

Pour bien comprendre les habitudes des grands barons bretons qui élisaient leur duc ayant une alliance ou provenant en lien direct de la famille du Poher, je vais vous fournir deux cartes très explicatives qui vous en dirons plus que les longs écrits :

Bro-Gernev 1er Comte 1008-1019 Carte des composantes et des pays des grands Comtés de Bretagne

Vous voyez sur cette carte que le Poher correspond en réalité au contrôle de toute la Cornouaille .

Mais alors pourquoi Philippe accepte dans un premier temps les fiançailles des Avaugour avec les Thouars ?

Si vous ne savez pas que les Avaugour (du nom de la forteresse détruite en 1453 dans les côtes d’Armor et appelée « Avalgor » dans les actes de l’époque)  sont les héritiers en ligne directe et masculine des Ducs de Bretagne de la maison de Rennes qui étaient plus puissants que les ducs de Bretagne et qui succéderont au Comte Alain Ier d’Avaugour qui fut régent du duché de Bretagne, de 1209 jusqu’à sa mort le 29 décembre 1212, vassal fidèle du capétien, vous ne comprendrez pas pourquoi Philippe Auguste accepte et encourage ce mariage dans un premier temps .

C’était donc dans un esprit d’unification de deux grandes maisons qu’Alain Ier d’Avaugour décide de fiancer son fils Henri à Alix de Thouars seule représentante de la lignée des Thouars car Guy de Thouars, son père, n’a pas réussi à obtenir de fils et la fille aînée Aliénor, fille du comte Geoffroy II d’angleterre, est retenue en otage par Jean sans terre (cinquième fils d’Aliénor d’Aquitaine et d’Henri II Plantagenêt), devenu roi d’Angleterre par le jeu des successions ; Henri II qui n’avait plus d’apanage à distribuer à son cinquième fils lui attribuera ce surnom de « Jean sans terre » par ironie ; il n’est pas étonnant que Jean sans Terre, le petit dernier, le mal aimé, se soit toute sa vie senti laissé, voire blessé par la prédominance de ses frères aînés .

Pour le Comte Alain, l’importance était de taille car il apportait à sa lignée le mariage de la puissance de la Bretagne nord à celle de la Cornouaille (Kernev ou Bro Gernev en Breton) .  Il est cependant nécessaire de savoir que la duchesse Constance est fille de Conan IV de Bretagne de la lignée des Comtes de Rennes et que si Constance a été mariée dès l’âge de 5 ans au 4ème fils d’Henri II Plantagenêt qui n’a que 7 ans car son père (en 1166) venait d’abdiquer en sa faveur ; le pouvoir était donc entre les mains d’Henri II qui devient tuteur de son fils jusqu’à sa majorité .

Empire Plantagenêt de 1144-1166 Geoffroy Ier et 1154-1214 -Henri II

En 1154, Henri II domine un vaste ensemble d’États : du nord au sud, le Royaume d’Angleterre, le duché de Bretagne, le duché de Normandie, le comté d’Anjou, le comté de Poitou et le duché d’Aquitaine .

Lorsque le Comte Geoffroy II, intronisé duc de Bretagne à 11 ans en 1169,  et qui atteint sa majorité 3 ans plus tard, mais ne prendra sa véritable autonomie qu’en 1181 (à 23 ans) jusqu’à sa mort accidentelle dans un tournoi organisé par Philippe Auguste à Paris le 19 août 1186, s’étant rebellé contre son père Henri II, qui refusait de l’investir de l’Anjou, et s’était réfugié à la cour de France . 

Pour exercer pleinement ses fonctions de duc, en 1185, il avait rattaché le comté de Nantes à la Bretagne qui en avait été détaché par son père en 1156 pour être rattaché à l’Anjou .

Portrait de Geoffroy II

Portrait de Geoffroy II sur une généalogie du XIV ème siècle .

Aussitôt, le roi Henri II impose à Constance son remariage avec le comte de Chester et vicomte d’Avranches, Ranulph de Blondeville, car il se méfie de Constance et cherche à la marier à un baron de confiance pour pouvoir continuer à contrôler le duché de Bretagne .  Après la mort de son premier mari, Constance exerce seule le pouvoir en Bretagne, même après avoir épousé, le 3 février 1188, Ranulph de Blondeville qui n’a accepté ce mariage que pour bénéficier des subsides provenant de « l’honneur de Richmond » et qui se désintéresse de la gestion du duché de Bretagne car « l’honneur de Richmond » lui permet de disposer de revenus aussi importants que ceux assurés par le domaine ducal de Bretagne .

En 1191, la duchesse Constance fait reconnaître son fils Arthur, âgé de neuf ans, comme duc par une assemblée générale de l’aristocratie bretonne . Les Bretons luttèrent pour retrouver l’indépendance du duché sous le règne de la duchesse Constance (1186-1201) ; réunis à Saint-Malo-de-Beignon, les principaux aristocrates bretons réagirent en faisant allégeance à Arthur pour se libérer de la dominance anglaise comme les celtes se sont libérés des saxons avec le mythique roi Arthur .   Puis le futur Arthur Ier de Bretagne se réfugiera à la cour de Philippe Auguste, à l’abri des ambitions de son tuteur, Richard Coeur de Lion, qui le considère comme son héritier légitime au trône car il n’a pas d’enfant, et, à l’âge de dix ans, Arthur retournera en Bretagne où sa mère l’associera au gouvernement du duché .

libération de Richard pas HenriVI le 4 février 1194

Libération de Richard Ier d’Angleterre par l’empereur Henri VI du Saint-Empire le 4 février 1194 .

En réaction, Richard Coeur-de-Lion, revenu des croisades, la fait enlever par son propre mari Ranulph .  La duchesse est gardée prisonnière à Pontorson .  Une fois libérée, elle fait casser son mariage avec Ranulph et se remarie en 1199 avec le vicomte Guy de THOUARS .

Afin d’écarter le risque de conflit entre Alain et Guy de THOUARS baillistre du duché de Bretagne, après la naissance de sa fille Alix, ce dernier reçoit l’autorité sur les domaines ducaux du sud du duché c’est-à-dire les évêchés de Cornouaille, Vannes et Nantes ; le comte Alain reçevant de son côté, le nord de la Bretagne donc  les revenus des évêchés de Saint-Malo, Dol-de Bretagne, Saint-Brieux et Saint-Paul de Léon .

La puissance du duc, baillistre, de Bretagne est contrecarrée par celle des Avaugour fidèles aux capétiens .

Cependant le comte Alain ayant hérité en 1206 de son cousin Geoffroy III de Penthièvre mort sans descendance, devient selon le droit d’aînesse, celui qui possède l’ensemble des droits de sa famille sur la Bretagne .  Il sera donc régent du duché de Bretagne, de 1209 jusqu’à sa mort le 29 décembre 1212 .  Pourtant il traîne des maladies à répétition durant les deux dernières années de sa régence ; et comme son fils ne sera pas en état d’avoir la majorité à sa mort, la régence va revenir à Guy de THOUARS, contrat passé obligeant .

BBllason d'Heenri I d'AAvaugour 01

Blason d’Henri II d’Avaugour (16 janvier 1205 – 6 octobre 1281), fils d’Alain Ier d’Avaugour,  qui sera spolié de son héritage par Pierre de Dreux, Duc de Bretagne qui ne lui laissera que le Goëlo et le dépossédera du Penthièvre et du Trégor en invoqueant les droits de son épouse Alix, héritière elle aussi, des « Eudonides » (voir cartes supra pour les différents comtés) .

Donc fin 1212, Henri II d’Avaugour (fils du Comte Alain) n’a que 7 ans ; les grands de Bretagne vont alors élire la descendance de la duchesse Constance de Bretagne qui a épousée le vicomte de Thouars, en troisième noce .  Or la fille aînée de la Duchesse Constance avec Geoffroy II, Aliénor (ou Éléonore voire Azénor) de Bretagne, qui serait en âge de représenter le duché mais a été « enlevée » par Jean, dit sans terre, nouveau roi improbable d’Angleterre, qui n’a pas du tout l’intention de la libérer (elle mourra en 1241 en Angleterre) .

Pourquoi ?

Tout simplement parce qu’elle est la fille de la duchesse Constance et de Geoffroy quatrième fils d’Aliénor d’Aquitaine, donc précédant Jean « dit Sans Terre » dans l’ordre de succession pour tout l’empire Plantagenêt (Anjou, Maine, Touraine, Normandie, Poitou, Aquitaine, Angleterre) .  Aliénor (ou Éléonore) de Bretagne ou Plantagenêt, surnommée  « la Brette » (née entre 1182 et 1184) n’a que deux ou trois ans, lorsque son père, Geoffroy II, meurt, le 19 août 1186, faisant d’elle l’héritière de Richard selon la coutume angevine .  Par sa mère, elle est également héritière de la Bretagne et du comté de Richmond (au nord de l’Angleterre et situé dans le Yorkshire Nord-Ouest) (*2) .

Constance de bretagne 01

Constance de Bretagne, une femme de caractère .

Si jean la relâche, elle est en droit de revendiquer la couronne d’Angleterre, surtout après l’assassinat de son petit frère Arthur de Bretagne, fils posthume de Geoffroy II, par Jean sans terre le 5 avril 1203 qui réclamait, lui, ouvertement la couronne d’Angleterre .

Or, Philippe Auguste avait de juste inquiétudes sur la confiance qu’il pouvait avoir en Guy de THOUARS ; car en 1206 Guy de THOUARS, par solidarité familiale, avait été tenté de rejoindre les barons poitevins menés par son frère (je vous rappelle que Richard Ier, qu’on l’appelait « Guillaume » avant qu’il ne soit nommé roi, était un garçon assez timide et que sa mère pensait que de l’envoyer en croisade lui permettrait de prendre un peu plus d’assurance ; avant son retours désastreux, sa mère ayant dû le racheter à l’empereur d’Allemagne pour la somme pharamineuse de 400 000 marks d’argent pur et qu’en février 1194 contre un premier versement de cent mille marcs d’argent sa mère, Aliénor d’Aquitaine, âgée de 77 ans, chevauchant à cheval jusqu’en Allemagne, avait réussi à rassembler péniblement le quart de cette somme en allant littéralement « taper » tous ses vassaux ; Richard avait comme surnom « le Poitevin » avant d’être surnommé « Coeur de Lion », mais il avait été élevé à la cour de France et ne parlait pas l’anglais), Aimery VII de THOUARS, fidèle de Richard Coeur de Lion, qui s’agitent contre le roi de France et se préparaient à se soumettre à Jean sans terre .  A cette époque Philippe Auguste avait été obligé de réagir en lui en enlevant provisoirement le gouvernement de la Bretagne .

Alain II meurt accidentellement le 29 décembre 1212 en désignant comme tuteurs de ses enfants son frère Geslin de Coëtmen et son beau-frère Conan de Léon .  Alors qu’Henri (fils du comte Alain) n’est âgé que de 7 ans, Philippe Auguste impose et organise les fiançailles d’Alix de THOUARS avec son propre cousin capétien, l’énergique Pierre de DREUX au vicomte baillistre et officiellement duc de Bretagne .

Il faudra cependant attendre la mort de Guy de Thouars le 13 avril 1213, pour que Pierre de Dreux puisse accéder, avec la bénédiction du roi de France et des barons bretons, au titre de duc ; même si le mariage officiel n’aura lieu qu’en février-mars 1214 .

Alix de Thouars et sa fille Yolande dans l'abbaye de Villeneuvelès- landes

Tombeau d’Alix de Thouars et de sa fille Yolande à l’abbaye de Villeneuve-lès-Nantes

Que conclure avec ce premier article sur Pierre Ier de Bretagne, sinon que ce soit Guy de THOUARS qui a épousé en troisième noce la Duchesse Constance de la maison de Rennes, simple vicomte, mais qui ne restera qu’un « baillistre » dans l’histoire des chroniqueurs à la solde de la « grande » noblesse, soit son fougueux successeur, Pierre de DREUX, qui aura cependant la chance d’engendrer un garçon, et verra de son vivant sa descendance reconnue à la cour des « grands », qu’il a dû combattre toute sa vie pour réussir à s’imposer comme Duc, que déjà à cette époque (début du XIII ème siècle), la noblesse avec son délire idéologique de « sang pur » commence à creuser sa propre tombe qui n’aura lieu que cinq siècles plus tard  .

Pierre de Dreux restera toute sa vie fidèle à Philippe Auguste mais ayant été élevé avec Louis VIII le Lion à la cour du roi, il ne renoncera pas aux dividendes de « l’honneur de Richmond », trop tentant par rapport à un « duché » breton qui ne rapportait à son goût que « des clopinettes » ou pas assez, si vous me passez l’expression, pour assumer ses dépenses .

Mais cela fera l’objet d’un autre article .

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J.M. MARTIN pour LPSM

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P.S. :

(*2)   Situation du Comté de Richmond, dont nous allons entre parler tout le long des siècles suivants :

Localisation du Comté de Richmond en rouge dans le Yorshire du Nord situation du Yorkshire 01

situation du Yorkshire 02

L’honneur de Richmond dont la majorité des terres était située au nord-ouest du Yorkshire, et dont le bénéfice avait été accordé au comte breton Alain le Roux par Guillaume le Conquérant, en 1071, à la suite de la conquête de l’Angleterre par le Duc de Normandie aidé par de nombreux mercenaires bretons .  Cet honneur, qui obligeait le feudataire à fournir 60 chevaliers pour le service de l’ost, était l’un des fiefs les plus importants de l’Angleterre, recouvrant près de 243 seigneuries dans onze comtés anglais différents, pas tous situé dans le Yorkshire . Il était cependant prestigieux par les 200 seigneuries du Yorkshire produisant une administration efficace et une rentrée d’argent du même acabit, qui le resteront tout au long des siècles qui suivront  .  Sa forteresse la plus imposante fut le château de Richmond construit par Alain le Roux (d’où il tire son nom : https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_le_Roux) .

Château de Richmond - murs vus du Donjon 01

Murs du Château de Richmond vus du Donjon

Honneur de Richmond 02 Honneur de Richmond

Pour des informations plus pointues voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Honneur_de_Richmond  d’où ces images sont tirées .

 

 

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